Imaginer
la loi. Le droit dans la littérature.
Antoine GARAPON, Denis SALAS
Paris, Michalon, 2008, 301 p. , 20 €.
ISBN : 978-2-84186-425-6
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Présentation
Pourquoi l’étude des rapports entre droit et littérature est-elle quasi
inexistante en France alors que la tradition littéraire y est si riche ?
Ce livre veut réparer cette incongruité en s’intéressant à la façon dont
l’un interfère sur l’autre, le nourrit et le pense. La fiction traite
sans ménagement les grandes institutions juridiques et réinvente à sa
manière le contrat, la personnalité juridique ou la loi. La littérature,
que ce soit dans Les Frères Karamazov ou Les Sorcières de Salem,
s’empare de la dimension dramatique du procès, qui éclaire l’éternelle
confrontation de l’homme et de la loi. Et l’écrivain, de l’affaire Calas
à l’affaire Dreyffus, refuse d’assister, impuissant et révérencieux, aux
injustices de son temps. La littérature s’approprie le monde du droit,
recrée ses personnages, s’efforce d’imaginer la loi.
Cet ouvrage, qui restitue les travaux d’un colloque organisé à la Cour
de cassation par l’Institut des hautes études sur la justice,
l’Association française pour l’histoire de la justice et l’Ecole
nationale de la magistrature vient prolonger le rapprochement du droit
et de la littérature initié par la collection "Le Bien commun".
Antoine Garapon et Denis Salas sont magistrats. Ils ont publié Les
Nouvelles Sorcières de Salem : leçon d’Outreau (Seuil 2006).
Avec les contributions de : Jean-Denis Bredin, Brigitte Breen, Benoït
Chantre, Jean-Noël Dumont, Gérard Gengembre, Gisèle Mathieu-Castellani,
Lissa Lincoln, Philippe Malaurie, François Ost, Anne Simonin, Sandra
Travers de Faultrier et Richard Weisberg.
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