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puce.gif (190 octets) Méditations métaphysiques sur les vraies ou les fausses idées de la justice.
Henri-François de AGUESSEAU.
Paris, Fayard, 2005, Collection Corpus des oeuvres de philosophie en langue française, 798 p, 59
€. ISBN : 2-213-62375-9


En vente en librairie.


puce.gif (190 octets) Présentation

Biographie publiée dans la présente édition :

HENRI  FRANCOIS  d ‘AGUESSEAU- (1668-1751)

Le chancelier d’Aguesseau  appartient à une lignée d’officiers détenteurs de charges publiques qui,  de Louis  XIII à Louis XVI,  peuplèrent les cours  et le conseil du roi au service de la justice et de  l’Etat.  A l’école de son père  d’abord,  puis de la faculté de droit de Paris,  il est disciple de Domat,  de Malebranche,  comme aussi de Racine ou de l’abbé  Fleury.  Avocat général au Châtelet,  puis au parlement de Paris,  il plaide pour le roi,  le public et la loi,  défend les droits de l’église,   des mineurs et des communautés ;  en 1700 il devient procureur général.  Elevé à la chancellerie de France le 2 février 1717 par le régent ,  d’Aguesseau se trouve alors au  premier rang des collaborateurs de Louis XV.  Il a fréquenté les personnalités politiques,  scientifiques et littéraires de son temps.

Plus connu des historiens  et des juristes que des philosophes,  il a cependant  produit une œuvre philosophique et donné son aval administratif à Diderot  pour publier l’Encyclopédie .  Ses écrits posent les questions essentielles de la compétence et de la responsabilité du magistrat,  celles de la conscience du juge et de son indépendance .  Moraliste et philosophe d’Aguesseau est cartésien,  par choix intellectuel,  et admirateur de Port-Royal,  par tradition familiale.  D’un point de vue historique,  son œuvre,  diverse et abondante,  reflète les valeurs conservatrices en même temps que les tentations libérales de la haute robe.  Ses travaux  représentent la transition entre la pensée cartésienne et l’esprit des lumières . La législation dont il fut  le promoteur et le responsable intellectuel inspire  nombre d’articles du code civil.

Les méditations  métaphysiques sur les vraies ou les fausses idées de la justice composent  un traité de droit naturel adossé à une philosophie d’inspiration cartésienne. D’Aguesseau les rédigea durant l’un des deux épisodes d’exil qu’il connut dans la première décennie de son ministère à la chancellerie .  D’après sa correspondance,  le texte date des années 1722-1726,  une rédaction difficile,  selon l’auteur,  et reste inachevée par suite de son rappel  aux affaires  d’Etat,  en 1727.  Cet écrit confidentiel ,’a pu être connu des contemporains qu’à titre exceptionnel,  par des proches  du chancelier.  Il fut incorporé à l’édition posthume des Œuvres entreprise en 1759 (Paris,  les libraires associés,  13 volumes in-4e ),  avec l’aide  certainement décisive de ses fils,  par son bibliothécaire,  l’abbé André ( t.XI,  daté de 1779,  sous le titre de Méditations philosophiques,  une liberté due, à l’imprimeur) :  en 1780,  une édition in-12 en 4 tomes,  à très petit tirage sans doute ( la BNF n’en possède aucun exemplaire) fut donné sous ce titre erroné .  L’ouvrage est à nouveau repris dans l’édition des Œuvres complètes publiée en 1819 par le professeur de droit  Jean-Marie Pardesssus  (PARIS,  FANTIN, 16 volumes, , in-8e),  au tome XIV . Contrairement à d’autres œuvres du chancelier,  les Méditations n’avaient pas fait l‘objet d’une édition plus moderne.

 La présente édition a été établie d’après celle de l’abbé André,  après correction des fautes d’impression,  dont certaines étaient de nature à produire des contresens.  Les variations orthographiques,  l’accentuation,  les majuscules et la ponctuation ont été respectées.

Par Laurent FEDI  et  Isabelle  STOREZ-BRANCOURT

 


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