Mission Droit et justice

Site web de la Mission de recherche Droit et Justice
  1. Le numéro #2017/4 de la revue trimestrielle Les cahiers de la justice paraît en décembre 2017. Il porte sur « La cour d’assises au XXIème siècle ». Cette revue coéditée par l’ENM et les éditions Dalloz a pour objectif de créer un espace de réflexion et d’information où peuvent dialoguer ceux qui jugent et les justiciables. Voir le sommaire En savoir plus
  2. Le numéro 2017 des Archives de politique criminelle est paru. Cette revue pour laquelle la Mission de recherche Droit et Justice contribue au financement ne paraît qu’une fois par an. Elle présente ainsi l’intérêt d’être détachée d’une actualité trop quotidienne à la fois fluctuante et répétitive tout en ouvrant un débat qui associe chercheurs, magistrats, avocats et universitaires autour de trois axes : principes et problèmes de politique criminelle, politique criminelle appliquée, politique criminelle comparée. Éditions A. Pédone Parution 10/2017  
  3. Comment enferme-t-on la jeunesse délinquante aujourd’hui, en France ? Quels sont les ressorts de ce quotidien enfermé et vécu par des filles et des garçons, âgés de 13 à 18 ans ? Entre 2008 et 2010, Laurent Solini accède à l’Établissement pénitentiaire pour mineurs (EPM) de Lavaur, première des six structures de ce type à ouvrir ses portes. Il étudie alors les débuts de cette prison dite « d’un genre nouveau » qui pense réussir là où tous les dispositifs de prise en charge précédents ont échoué, qui pense parvenir à conjuguer enfermement, éducation et réinsertion. Positionné au cœur des groupes formés par les jeunes détenus durant près de deux ans et demi, le sociologue appréhende les trajectoires, les conduites, les postures et les relations intra-muros. Il montre que cette incarcération en train de se faire, loin d’apparaître éducative, constitue l’embase d’une mise en scène de la vie enfermée. Les façades du « bonhomme », du « bon détenu », du « trafiquant » et de la « victime » se mêlent au sein des échanges, devenant le cadre premier des interactions en détention. Auteur : Laurent Solini est sociologue, maître de conférences à l’université de Montpellier et membre du laboratoire Santesih (Santé, éducation et situations de handicap). Champ social Collection « Questions de société », dirigée par Laurent Mucchielli. En savoir plus
  4. En donnant le récit de près de quatre siècles d’histoire pénale entre le XVIe et le XXe siècle, Le Temps des Bagnes est aussi un regard social, politique et culturel sur plusieurs siècles d’Histoire de France. L’ouvrage parcourt brièvement l’histoire des galères (1550-1750) et la vie et survie de ceux qui y sont condamnés. Il décrit ensuite le siècle des bagnes portuaires de Toulon, Brest et Rochefort puis leur suppression au profit des bagnes coloniaux de Guyane et de Nouvelle-Calédonie jusqu’à la disparition définitive de ces derniers en 1953. Le propos du livre est aussi, et pour la première fois, de traiter le sujet dans sa globalité, en faisant une large part aux institutions de répression des mineurs, souvent résumées sous l’expression de « bagnes d’enfants » et d’étendre la réflexion aux lieux de répression propres à la justice militaire, souvent connus sous le nom de Biribi. Par un travail d’archives et de terrain, appuyé sur la connaissance des lieux, Michel Pierre décrit l’histoire dramatique de centaine de milliers de destins confrontés à la justice de plusieurs régimes politiques successifs. Il en résulte une tentative d’histoire totale qui fait la part belle aux mentalités, aux luttes sociales, aux représentations du mal, aux parcours individuels et aux réflexions sur la Justice, ceux qui la rendent et ceux qui la subissent. Par les sujets abordés, Le Temps des Bagnes invite aussi à une réflexion sur les politiques pénales d’aujourd’hui. Historien, agrégé de l’Université, Michel Pierre qui est l’auteur de cet ouvrage est né en 1946. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et est le collaborateur régulier du magazine L’Histoire. Il a été l’un des premiers auteurs à travailler sur l’histoire des bagnes (La Terre de la Grande Punition, Ramsay, 1982 ; Le dernier exil, Découvertes/Gallimard, 1989). Il est, par ailleurs, l’un des concepteurs du «musée du bagne» qui vient d’ouvrir dans l’enceinte du camp de la Transportation à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane. Historien-Voyageur, il a aussi publié plusieurs ouvrages en collaboration avec Hugo Pratt dont Les femmes de Corto Maltese (1991). Dernier ouvrage paru : Sahara, le grand récit, éditions Belin (2014). Paru le 12 janvier 2017 aux éditions Tallandier.
  5. Le Prix Malesherbes décerné par l’Association française pour l’histoire de la Justice a été créé pour récompenser tous les deux ans, une œuvre marquante dans le domaine de l’histoire de la justice. A l’occasion du Salon du livre judiciaire 2017, organisé par l’Association Française pour l’Histoire de la Justice qui s’est tenu au sein Conseil supérieur du notariat le 2 décembre dernier, était remis le Prix Malesherbes. Son jury, présidé par Robert Badinter a couronné ex aequo les travaux de Claire Zalc, Dénaturalisés. Les retraits de nationalité sous Vichy, Paris, Seuil, 2016 et d’Anne-Emmanuelle Demartini, Violette Nozière, la fleur du mal. Une histoire des années 30, Paris, Champ Vallon, 2017. Une mention spéciale a également été attribuée à notre collègue, Victoria Vanneau, responsable du suivi scientifique à la Mission de recherche Droit et Justice pour son ouvrage, La Paix des ménages. Histoire des violences conjugales, 19e-21e siècle, Paris, Anamosa, 2016. © Anamosa éditions. De gauche à droite : Anne-Emmanuelle Demartini, Claire Zalc et Victoria Vanneau.   © Anamosa éditions.